Fusebox EPFL

hauteur d'étage optimisée

En diminuant la hauteur d'étage d'un espace habité, on réduit son volume et donc ses besoins de chauffage et/ou de climatisation. De plus, l'atmosphère qui en résulte peut rappeler, par exemple, cellle de chalets aux plafonds bas qui apporte un sentiment de bien-être et de sécurité chez certaines personnes. Bien que les hauteurs d'étage tendent à s'uniformiser pour des questions économiques et réglementaires, elles ne s'adaptent pas forcément aux particularités de chacun. Est-ce qu'une garderie devrait forcément se doter d'un plafond à 2,4m ? Pour quelle raison devrait-on dormir dans un espace qui a la même hauteur que celui où l'on travaille? Est-ce qu'Irina qui mesure 28cm de moins qu'Alfred a vraiment besoin de la même hauteur sous plafond? 

Dans le cadre du Solar Decathlon, l'idée pourrait se concrétiser par le développement de grands meubles habitables qui s'intégreraient dans un logement pour répondre aux besoins spécifiques de ses habitants (voir exemple de l'image insérée en titre). Ce mobilier pourrait être ajusté par chaque locataire grâce à un mécanisme simple similaire à celui des étagères Ikea qui permet de modifier l'emplacement de chaque plateau en déplaçant les taquets. Cette possibilité d'ajustement donnerait au projet un caractère pérenne puisque chaque occupant pourrait ainsi se réapproprier l'espace. Une option serait de jouer sur les codes du mobilier helvétique vernaculaire qui était conçu avec une grande économie de moyens et adapté à un mode de vie moins dispendieux. Les deux grands types seraient la mezzanine et le podium: si la première offre deux espaces habitables superposés, le second génère des espaces de rangement qui libèrent le reste de la pièce. Grâce à ces deux dispositifs, l'emprise au sol de l'appartement peut être réduite sans diminuer la surface habitable totale. Il ne s'agit donc pas de micro-architecture qui pourrait paraître claustrophobique pour certains, mais d'une optimisation d'un logement "normal". Le développement de ce mobilier pourrait se faire notamment en collaboration avec le laboratoire ibois et l'ECAL. 

Suite aux discussions (voir ci-dessous), deux études de cas pourraient être explorées:

1- locatif standard optimisé: par l'ajout de ces meubles habitables, le nombre d'occupants d'un locatif peut être augmenté sans agrandir le bâtiment. Soit en créant de nouveaux appartements grâce à l'optimisation des anciens, soit en augmentant le nombre d'occupants par appartement. Cette opération pourrait par exemple avoir lieu lorsqu'une rénovation devient nécessaire (revêtements de sol, sanitaires, fenêtres, etc). On pourrait ėgalement profiter d'y intėgrer des ėlements techniques (ėlectricité, ventilation, etc).Elle représenterait un avantage financier pour le propriétaire puisqu'en logeant plus de monde, il augmenterait ses recettes. On pourrait même imaginer que la Confédération incite ce type de projet en octroyant des subventions, à l'instar des constructions Minergie.

2- habitat communautaire: les espaces de vie communs conserveraient une hauteur standard, adaptée au plus grand nombre, alors que les appartements privés seraient optimisés spatialement pour répondre aux spécificités de chacun.L'habitat traditionnel communautaire intergėnėrationnel, comme la ferme ou le mayen, pourrait servir de base de réflexion, notamment pour réfléchir à l'intėgration des personnes âgées aujourd'hui souvent dėlaissėes. Le projet pourrait intéresser des coopératives d'habitation qui occupent environ 5% du parc immobilier.

image: www.h2oarchitectes.com

 

edited on Oct 18, 2014 by Cédric Liardet

André Lehmann Sep 29, 2014

Sur le fond je trouve que c'est une bonne idée, qui était d'ailleurs exploitée dans les anciens logements quand les gens étaient plus petits (voir les étables des mayens en Valais par exemple). Personnellement je préfère 240cm pour éviter un sentiment de claustrophobie (je mesure 190 cm); est-ce que des effets visuels permettraient de se passer de cet espace sans gêne d'écrasement?

Cédric Liardet Sep 29, 2014

Il est probable que la couleur puisse jouer un rôle non négligeable: un espace clair aura tendance à diminuer le sentiment d'écrasement.

Ceci dit, l'idée est plutôt d'adapter la hauteur de l'espace à la personne qui y vit: plus cette dernière est grande, plus le plafond devrait être haut. La technique devrait donc être reversible pour s'adapter aux prochains habitants.

D'autre part, la hauteur devrait être différente en fonction des activités qui s'y pratiquent. Par exemple, un salon à 2,4m et une chambre à coucher à 1,9m. 

André Lehmann Sep 29, 2014

Dans le même ordre d'idées, chercher à rendre attractif une moins grande consommation de l'espace: partage (espaces communs), principes de valorisation (style IKEA). Sommes-nous trop "riches" en Suisse pour apprécier des espaces limités (e.g. au contraire de villas à +de 50m2/habitant sans parler de la surface au sol)? Développer une structure multi-logements qui favorise les relations sociales (et donc l'appréciation des autres) tout en gardant les espaces privés au minimum?

Nicolas Pierret Sep 29, 2014

Je vois beaucoup plus de potentiel dans cette idée que celle d'adapter la hauteur habitable! Certains exemples de coopératives de logement mettent déjà en avant cette cohabitation et ce partage, en mettant en commun par exemple les chambres d'amis ou des salles communes, de répétition ou des ateliers.

On glisse alors doucement vers des modes de vies communautaires, qui ne conviendront cependant pas à tous. Pour aller plus loin, l'exemple de l'ilôt 13 à Genève est assez intéressant.

http://www.archiwatt.ch/MAS_2011/CAS_1_RELEVE...er_PLEA2006.pdf

http://www.peripheries.net/article292.html

Cédric Liardet Sep 29, 2014

c'est une belle idée, en effet, passablement éprouvée, et qui mérite bien entendu de plus amples recherches. l'équipe suisse de l'édition 2014 du concours a d'ailleurs présenté un bel exemple de partage: http://solardecathlon.ch/en/prototyp/konzept/

le lien de l'ilôt 13 ne fonctionne pas, mais connaissant très vaguement le projet, je ne suis pas sûr de faire le lien avec l'idée de réduction du volume chauffé (soit par la réduction de la hauteur, soit par le partage de pièces). plus de détail?

 

Nicolas Pierret Sep 29, 2014

la référence à l'ilot 13 était plutôt dans le partage de commodités évoqué plus haut.

Le lien devrait fonctionner maintenant.

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Nicolas Pierret Sep 29, 2014

Je ne suis pas vraiment convaincu par cette idée. On peut remarquer que la hauteur sous plafond des appartements est souvent liée aux revenus de ses habitants. Et pour une bonne raison, avoir du volume est un confort, et coute également plus cher à construire.

Comme le signal dederocks, une hauteur trop faible risque de géner les habitants (et je pense que cela concerne une majorité).

L'idée d'adapter la hauteur de l'appartement est plutôt compliquée à mettre en oeuvre: les hauteurs d'étages étant figées par la construction, cela nécessitera de couteux mécanismes qu'aucun locataire de voudra assumer financièrement!

Et finalement, il reste encore à prouver que les gains réalisés en enlevant quelques m3 soient significatifs!

Cédric Liardet Sep 29, 2014

C'est vrai que sans explication plus précise de cette idée, on s'imagine des bâtiments à piston, qui se régleraient en hauteur pièce par pièce en appuyant sur un bouton. En l'état de nos connaissances technologiques, on ne peut qu'en sourire. Ou penser à la plateforme élevatrice de la villa Floirac en se disant que le système ne pourrait que s'appliquer à des villas individuelles...

L'idée est plutôt d'intervenir avec des éléments réversibles dans un espace de hauteur standardisée fixe. Un exemple simple: la mezzanine. Au lieu de construire une chambre pour enfant de 10m2, une surface de 8m2 avec lit mezzanine de 2m2 intégré au-dessus suffit (8+2=10). La surface au sol est la même. Seule la hauteur diminue (en-dessus et en-desssous du lit) mais vu la taille de l'enfant, cela ne le gêne pas. Au final, il dispose donc de la même surface mais le volume est moins grand et les besoins de chauffage diminuent. En appliquant ce type de réflexion à l'ensemble du logement, on peut réduire son volume tout en conservant sa surface.

Dans le même ordre d'idée, voici un projet où la hauteur s'adapte aux fonctions: http://www.h2oarchitectes.com/projet/1/h2oarc...lle/Chatou.html

 

Nicolas Pierret Sep 30, 2014

Pour moi, cela reste anecdotique. Le lien est très intéressant, mais il présente une situation de rénovation. Dans un monde de la construction où on cherche à produire un maximum de logement (en particulier à Lausanne), le prix est un facteur rédhibitoire! Or des constructions avec ce genre de mécanismes peuvent difficilement être standardisable pour atteindre des prix acceptables.

Par ailleurs, si on part du principe que la hauteur de l'étage est standard, alors cela implique que les stratégies visant à réduire la hauteur devront inclure une isolation intérieure afin de ne pas chauffer le vide "caché". De nouveau, je ne suis pas sur que l'on gagne quelque chose, en prenant en compte tant l'énergie grise nécessaire au surplus de matériaux, tant en cout, par rapport au chauffage de quelques m3 que l'on peut mieux isoler!

Cédric Liardet Sep 30, 2014

C'est juste: si on en vient à devoir isoler des vides cachés intérieurs, le surcoût environnemental et économique risque de ne pas en valoir la peine. Réduire la hauteur pour y mettre des espaces techniques ou de rangement semble donc peu pertinent. 

Par contre si la réduction de hauteur ponctuelle permet soit d'augmenter le nombre d'occupants, soit de diminuer le volume, l'avantage n'est pas anecdotique. Dans ces deux cas, il n'y a pas de vide caché, mais de nouveaux espaces habitables, de hauteur moindre, adaptés à la taille des occupants. Le cas d'une rénovation semble donc plutôt bien approprié à la proposition. Par exemple, si un locatif accueillant 50 personnes peut en accueillir 55 après rénovation, le bénéfice est bien réel.

Voici un autre exemple du même bureau: www.h2oarchitectes.com/projet/1/h2oarchitecte...s_menuires.html

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Madjid Mirmohamadsadeghi Sep 29, 2014

Moi non plus. Ayant vécu dans un micro apartment pendant une année, j'avais hate de quitter les lieux à cause du manque de place. On a toujours envie de sortir de l'endroit même si l'on a pas de soucis de claustrophobie. La hauteur du plafond joue un rôle essentiel dans la sensation d'espace et de bien être. En lisant les différents avis, ça parait être quelque chose de subjectif. 

Au lieu de réduire l'espace interne, pourquoi pas d'abord améliorer le coefficient de transmission thermique? Même si les lois sont assez strictes chez nous, on peut toujours faire mieux. Par exemple, on peut en utilisant des matériaux de meilleure qualité, réduire ce coefficient en dessous de 0.1 W/(m2K). Autre idée, utiliser des portes et surfaces en verre à triple ou même quadruple vitrage. Je suis donc plutôt pour la qualité du bâtiment que de réduire l'espace habitable déjà que ça s'est nettement réduit ces dernières décennies à cause de la surpopulation.

Cédric Liardet Sep 29, 2014

Intéressant d'avoir le point de vue de qqn qui a vécu dans un micro logement. 

Cependant, l'idée présentée ici n'est pas similaire. Il s'agit de diminuer la hauteur d'un espace habité par endroit, c'est-à-dire là où c'est acceptable pour l'utilisateur (voir exemple mezzanine cité plus haut), sans diminuer sa surface! Un 3p de 60m2 resterait donc un 3p de 60m2, sauf que par endroit sa hauteur sous plafond serait inférieure à 2.4m. La question du manque de place ne se pose donc pas. Par contre celle de la sensation de bien-être oui, et cela semble assez subjectif en effet. Par exemple, je ne suis pas très à l'aise dans un espace en double hauteur.

Il semblerait que la question de la diminution de la hauteur ne se pose que pour les logements de très petite taille, où l'on cherche à optimiser au maximum l'espace. Pourquoi ne pas réfléchir à cette question dans une situation "normale", où la surface du logement est standard?

L'amélioration du coefficient de transmission thermique du bâtiment est une autre piste intéressante, qui comme le partage, peut tout à fait se cumuler avec le principe de diminution de hauteur. Cependant, cette stratégie demande une grosse quantité d'energie grise, par exemple le quadruple vitrage. J'aurais donc tendance à préconiser les deux autres.

Quant à l'idée que l'espace habitable ne cesse de se réduire, c'est exactement l'inverse.....il ne cesse de croître ! Raison pour laquelle il devient urgent de trouver des solutions... http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/t...70401.3212.html

Madjid Mirmohamadsadeghi Sep 29, 2014

en voyant de qu'on construit comme bâtiments ces derniers temps, je trouve ça difficile à croire. Mais c'est peut être parce que de plus en plus de gens vivent seul (question sociale plutôt qu'innovation).

Cédric Liardet Sep 29, 2014

exactement.

"L'espace consacré au logement ne cesse de s'accroître. Au cours des deux dernières décennies, la surface habitable moyenne par habitant a augmenté de 5m2 par décennie, atteignant 44 m2 en l'an 2000."

Cela est essentiellement du au fait que la taille des ménages diminue. Si une famille de 4 personnes vivait avant dans un logement de  80m2, aujourd'hui les parents sont divorcés et vivent plutôt dans un logement de 50m2 chacun, ce qui fait un total de 100m2 ! Donc une augmentation de 20m2, ce qui représente 5m2 par personne.

Et en parallèle, on veut de  toujours plus grandes salles de bains, une chambre par enfant, etc.

Bogdan Cîrlugea Sep 30, 2014

How about making the house less wide. I am having in mind the Dutch row houses that use sub-standard size for the staircase. Yet, I find them totally usable after having lived in one. If you think it might get claustrophobic, check out this project (1:00 – 3:30).

 

http://www.youtube.com/watch?v=BV_Eq3UwTMU#t=117

cap Oct 1, 2014

I go with the idea of less wide houses or smaller appartements.

Please consider the following two ideas:

MIT Media Lab: http://www.youtube.com/watch?v=ODKaMdrgO8o

All in one furniture, that contains a bed, kitchen, a table to eat with friends, ... to reduce the amount of space used by a single person to a minimum.

The second idea is self, a self-sufficient "block" which provides a living and working area for 2 persons on about 30m^2. It's not only about reducing space, but of using rainwater collection, recycling only slightly dirty washing water, using thermal vacuum isolation, hydrogen for cooking and heating...

http://www.empa.ch/plugin/template/empa/3/912.../new_abt=/uacc=

 

Thomas Jusselme Oct 3, 2014

What about this project ?

https://www.youtube.com/watch?v=WB2-2j9e4co

http://www.designboom.com/architecture/gary-c...phic-apartment/

Crazy ? Isn't it ? We have a lot to learn from very high density cities.

There is two ways to improve the energy consumption, increase the performance of materials and product that you implement, or decrease the surface / volume of the project with a better project (multi)fonctionality .

So, what could be the propositions acceptable by swiss people ?

Nicolas Pierret Oct 9, 2014

Thanks a lot for this link! You made my day! So maybe this is it!! We combine this idea, this concept with other idea proposing new social interactions in housing buildings.

https://fuseboxepfl.crowdicity.com/post/66375?forPhase=6185

https://fuseboxepfl.crowdicity.com/post/66067?forPhase=6185

https://fuseboxepfl.crowdicity.com/post/64256?forPhase=6185

As a result, we have a building, which is a skeleton, a frame, where you have plenty of social spaces, affected for new kind of relations, new way of living, new way of working. And every flat is actually a single room, with multiple configurations, depending who's living in it, and what is he doing.

One thing maybe to make it more sensible, is to take in account the price, so this solution remains affordable.

and for the pleasure, a small link on the same idea: http://www.thisiscolossal.com/2013/08/hank-bought-a-bus/

Cédric Liardet Oct 9, 2014

very nice input Nicolas.

The concept of a social frame with compact private rooms inside is very relevant. Moreover the fact that the confguration of the private rooms is depending on who's living in it is really the core of this idea. Social space can be generic, while private rooms must be specific. By being specific, a smaller volume would probably be easier accepted by the inhabitants.

I also see a link with the idea of "decreasing" and "cooperatives" (fr: "décroissance" et "coopératives") discussed in this well presented entry:

https://fuseboxepfl.crowdicity.com/post/66680?forPhase=6185

However, the concept of micro architecture presented in the few links above can be felt oppressive and binding ("fr:contraignant") for a lot of people. The well known Gary Chang metamorphic apartment is really the best example. It feels like there is no middle solution: only micro or standard architecture. I think there is solution in between. As Thomas asked: what could be the propositions acceptable by swiss people ?

Maybe a way to find it is to look in the past: how were people living earlier in Switzerland? What was good, forgotten and should be re-designed with our knowledge? For example, the chalet. How could be interpreted the chalet as a way of living, independantly of the materials and its shape. Is it possible to design a collective urban building  with the chalet in mind?

sanna fowler Oct 17, 2014

I love the way his clothes storage is next to the washing/drying machine...now that's optimisation!

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Margaux Peltier Oct 9, 2014

Pourrais tu m'éclairer davantage sur ton idée ? Tu parles de hauteur variable de plafond selon les pièces/activités de l'appartement, mais celles -ci sont elles fixes ou modulable par un système ? 

si ces hauteurs sont fixées, l'espace a totalement été personnalisé, mais il faut voir plus loin: qu'adeviendra-t-il lorsque l'appartement devra changer de locataire/propriétaire ? un tel espace ne pourra pas convenir à toutes les envies ni tout simplement à toutes les tailles ! 

D'autre part, si ces phauteurs sont modulaires, cela a déjà été mis en œuvre par certains architectes intérieurs essentiellement pour répondre aux problèmes d'optimisisation de l'espace. Cependant je doute qu'un tel système soit si " durable ", un palier/plafond de plusieurs milliers de kilos ne peut être bougé manuellement, et le système électrique consomme. En plus cela ne peut être parfaitement "étanche" il y aura forcément des pertes de chaleur, la pièce a hauteur plus basse chauffera plus vite, mais stockera -t-elle mieux ? il faut aussi se poser la question de la ventilation, securité incendie ?  toutes les normes ont leur raisons .. 

et puis, as tu pensé aux aspects constructifs, comme les fenêtres, les ouvertures ? S'il faut construire des ouvertures spécifiques, non standard, tout cela a des coûts supplementaires ., 

Cédric Liardet Oct 9, 2014

Merci pour tes réflexions/questions Margaux.

Il ne s'agit pas d'une idée précise mais d'un principe général, peut-être encore un peu utopique en l'état: comment utiliser cette hauteur "inutile" par endroit pour optimiser notre espace de vie sans contrainte?

Ce qui semble le plus crédible est de conserver une hauteur fixe de 2,4m minimum (respect du réglement en vigueur) que ce soit pour une construction neuve ou une rénovation. Puis dans cette hauteur fixe, d'intervenir avec du mobilier pour répondre aux spécificités des occupants tout en s'adaptant à l'espace "fixe" en place (par exemple en évitant de construire devant une fenêtre) Comme cité plus haut, l'exemple de la mezzanine est basique mais exprime assez bien le principe (cf image insérée en titre). On peut vivre en-dessus et en-dessous, en fonction de l'activité souhaitée. Par exemple, cela peut permettre de construire une chambre d'enfant de 8m2 au sol seulement, mais en prenant les 2m2 de surface de la mezzanine, cela donne un total de 10m2 dans le respect des normes.

C'est juste qu'il faut dessiner ce mobilier avec soin en assurant une ventilation efficace. Quand aux normes incendie, je dois avouer que je n'y ai pas réfléchi, pour quelle raison penses-tu que cela pourrait poser problème? Pour la quesiton d'un mechanisme complexe, c'est possible, comme les exemples de micro architecture postées plus haut, mais je ne suis pas fan personnellement. Comme toi je pense que cela coûte trop d'énergie. Je cautionne donc plutôt une approche légère comme la mezzanine. Maintenant comme tu le soulignes judicieusement, le gros challenge est de savoir quoi faire de ce mobilier une fois l'occupant parti...

 

Cédric Liardet Oct 16, 2014

Suite aux discussions, l'explication de l'idée en titre a été complétée.

Nicolas Pierret Oct 16, 2014

Beaucoup plus clair et convaincant! 3*Du coup voilà quelques liens pour alimenter la discussion

un podium: http://www.realarchitektur.de/work_boG.html

Dans la lignée d'un lien donné plus haut (http://www.designboom.com/architecture/gary-c...hic-apartment/), voilà un projet pour la notion de podium (du même architecte):

http://www.designboom.com/architecture/suitca...beneath-ground/

sanna fowler Oct 17, 2014

how about using switchable/smart glass for ceilings in a 2 story appartment/house...you could have a low ceiling bottom level for sleeping/office space/play room. The glass ceiling would let light through from the floor above, which could have a standard height ceiling, and be used for living/group spaces. When you no longer want to see through the floor, you flick the switch to make the glass opaque. I think the glass has been used in lifts but not sure if the technology exists to make a large weight bearing surface

Cédric Liardet Oct 17, 2014

Thanks for your proposal, the smart glass is an option. It would break the feeling of a narrow space for claustrophobic people and provide more light in the dwelling. On another hand, it requires a lot of energy to be produced and exploited. The environnmental balance should be studied.

Cédric Liardet Oct 22, 2014

It could also be the opportunity to implement the friction welding of wood technology developped at ibois : 

http://ibois.epfl.ch/page-20697-fr.html